9 Citations des Cahiers de Douai de Rimbaud
Voici une sélection de citations pour réussir vos dissertes sur Les Cahiers de Douai ainsi que pour les ouvertures et les accroches de vos explications.

1️⃣« Je m’encrapule le plus possible. Pourquoi ? je veux être poète et je travaille à me rendre Voyant ». (La Lettre du voyant à Georges Izambard)
→ La poésie irrespectueuse du poète “voyant” est une révolte émancipatrice.
2️⃣« il s’agit d’arriver à l’inconnu par un long et raisonné dérèglement de tous les sens ». (Lettre du voyant à Paul Demeny)
→ La libération créatrice de Rimbaud passe par une quête de l’inconnu et une intention déclarée de perdre ses repères sensoriels.
3️⃣« et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien » (“Sensation”)
→ Le futur annonce une fugue exaltée, libératrice de la vie scolaire et familiale, portée par la répétition et l’hyperbole.
4️⃣Rimbaud fait rimer « Vénus » et « anus » (“Vénus Anadyomène”) :
→ La poésie peut être provocante et parodique à l’égard d’elle-même : ici, le poème dégrade un motif poétique par excellence : la déesse romaine de l’amour.
5️⃣« Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames » (“À la musique”)
→ En révolte contre l’imaginaire bourgeois, Rimbaud désigne les hommes par “bureaux” (métonymie) et emploie l’adjectif “gros” au masculin puis au féminin (polyptote).
6️⃣« On n’est pas sérieux quand on a 17 ans / Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade » (“Roman”).
→ Les Cahiers de Douai est aussi un recueil de jeunesse (Rimbaud n’a, en réalité) pas encore 17 ans à ce moment) où se mêle insouciance, liberté et éveil amoureux.
7️⃣« Un petit baiser, comme une folle araignée / Te courra par le cou » (“Rêvé pour l’hiver”)
→ Dans ce poème de légèreté amoureuse et érotique, la comparaison de l’araignée est ambivalente et inquiétante : elle évoque la toile et le poison.
8️⃣« C’est un trou de verdure où chante une rivière » (“Le dormeur du val”)
→ Une harmonie mélodieuse se dégage grâce aux sonorités qui évoquent la beauté de la nature.
9️⃣« Mon auberge était à la Grande-Ourse. / Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou » (“Ma Bohème”)
→ Le ciel devient un refuge poétique célébrant la liberté, l’errance et l’aventure.